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Arté/21h - LE PARRAIN 3 (1990) -VU- 4 Zooms -
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Sortie : le 27 mars 1991 en salle | 2h 40min | Drame, Policier
D'après l'oeuvre de Mario Puzo
Avec Al Pacino,
Diane Keaton,
Andy Garcia,
Talia Shire,
Eli Wallach,
Joe Mantegna,
George Hamilton,
Bridget Fonda,
Sofia Coppola,
John Cazale,
Richard S. Castellano,
Raf Vallone... Titre original : The Godfather: Part III 
Synopsis : Interdit - 12 ans
Atteignant la soixantaine, Michael Corleone désire à la fois renouer avec les siens et se réhabiliter aux yeux de la société, surtout de l'Eglise. Il arrivera presque a ses fins, mais sa vie passée et ses anciens ennemis le rattraperont plus vite. Michael Corleone est fatigué. Il veut prendre ses distances avec les activités mafieuses de sa famille. Il veut convertir ces activités en affaires légales. Kay, son ex-femme, lui fait même accepter que leur fils devienne un chanteur d'opéra et ne reprenne pas les activités familiales. Pendant ce temps, la fille de Michael, Mary, et son neveu, le fils de Sonny, Vincent, nouent une idylle qui n'est pas la bienvenue dans la famille. Il décide d'aider le Vatican à renflouer ses caisses et reçoit en échange le contrôle d'une entreprise immobilière leur appartenant. Attisant la jalousie de ses pairs, Michael échappe de justesse à un attentat commis par l'un d'eux. Vincent se propose alors pour reprendre les affaires de la famille en main...

Notre avis : Soulignons d'emblée l'excellence de l'interprétation : Al Pacino brillantissime à nouveau dans le rôle de Michael Corleone, Diane Keaton remarquable, Sofia Coppola étonnante en plus d'être magnifiquement photographiée. Andy Garcia en chien fou ambitieux (être Don Corleone magnifie n'importe quel acteur, il n'a pas à rougir de passer après les monuments que sont Marlon Brando, Al Pacino et Robet de Niro, il est juste fabuleux, dans un subtil mélange entre le caractère de Vito & celui de Michael !), Eli Wallach, incarnant un personnage pittoresque et trouble. On reste dans l'esprit des deux premiers opus, mais Coppola et son scénariste on fait très fort en s'inspirant des véritables magouilles financières qui eurent lieu entre le Vatican et la mafia sous le pontificat du Pape Paul VI et dont le point culminant sera la mort "inexpliquée" de son successeur, Jean-Paul 1er après 33 jours de règne. Ce volet final est plus un drame beau et touchant, qu'un film de gangsters. Il est juste différent que les deux autres. Al Pacino est plus calme en parrain malade et faible. Le final à l'opéra (qui rappelle celui de "L'Homme qui en savait trop" d'Hitchcock ), est grandiose (la musique oppressante et désagréable se transforme en mélodie harmonieuse tout en faisant ressortir le côté tragique de la fin), et sur les marches, à la sortie, la prestation de Pacino est exemplaire, on sent toute sa douleur, sa culpabilité lors de son cri silencieux : on se rend compte qu'à ce moment là, il repasse dans sa tête un résumé de sa vie et dans ses yeux on devine un mot : Pourquoi ? Un chef d’œuvre inoubliable, dans la lignée des deux premiers opus, à voir et à revoir... Gérard Chargé - 4 Zooms -