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Accueil Les Films à la Télé LES FILMS CINé à la TéLé : lundi 29 juin 2026

LES FILMS CINé à la TéLé : lundi 29 juin 2026

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Arté/20h55 - L'ECLIPSE (1962) -VU- 3 Zooms -

Réalisé par Michelangelo Antonioni (Italie) avec Alain Delon, Monica Vitti, Francisco Rabal...

Tout sur le film : voir LIRE LA SUITE...

 
Sortie : le 2 mai 1962 en salle | 1h 58min | Drame
Date de reprise 7 octobre 2026

Scénario : Michelangelo Antonioni, Elio Bartolini, plus (Scénariste) Tonino Guerra et (Scénariste) Ottiero Ottieri
Titre original : L'Eclisse
 
Musique : Giovanni Fusco (Compositeur)
 
 
 
 
 
Synopsis :
Pour éviter les ennuis d'argent et avoir une vie plus large, Vittoria, fille d'employés de condition modeste, a vécu pendant trois ans avec Riccardo, jeune attaché d'ambassade. Mais cette vie sans amour lasse la jeune femme, et malgré les supplications de Riccardo, elle rompt avec lui. Elle rencontre alors à la Bourse, où elle retrouve sa mère qui joue pour occuper ses loisirs, un jeune agent de change avec qui elle essaie de réapprendre à aimer. Mais le jeune homme va la décevoir et Vittoria va bientôt retrouver le goût amer de la solitude...
 
 
 
 

Notre avis : Le Prix du Jury de Cannes 1962 qui a divisé les critiques de l’époque. Sophistiqué, Antonioni a un sens du cadre et de la mise en scène très fines. Il utilise aussi une grande variété de plans et renouvelle sans cesse la communication non verbale simplement par son talent cinématographique. Des trois personnages, Michelangelo Antonioni étudiera les comportements et les rapports : amours contrariés, matérialisme ou encore incapacité à trouver les mots justes... L'éclipse est un chef d'oeuvre incontestable dans le paysage cinématographique des années 1960. Tout d'abord parce qu'il est plastiquement parfait : maîtrise de la profondeur de champ ou encore lumière contrastée (voire agressive) illustrant pertinemment l'idée d'une crise, d'une fissure inexprimable. Ensuite, les silences y sont plus éloquent que les dialogues (ces derniers véhiculent la plupart du temps des banalités : " Je ne sais pas ", répète timidement Vittoria): on ne peut qu'admirer le courage d'un tel choix de mise en scène de la part d'Antonioni, qui privilégie la suggestion et le mystère au détriment d'une intrigue plus classique. Enfin, l'interprétation d'Alain Delon et celle de Monica Vitti sont assez extraordinaires avec tellement de non-dits. Une pureté cinématographique sans égale : avec les images, les sons, mais aussi leurs contraires le vide et le silence, le film parvient à rendre compte des sentiments et des pensées qui le traversent... Le réalisateur italien fait preuve ici, pour son dernier film en noir et blanc, d'une intelligence inouïe de la mise scène afin d'illustrer ses thèmes de prédilection: solitude, incommunicabilité et déshumanisation dans la société moderne. La manière dont les plans sont construits a ainsi pour effet de "chosifier" les personnages, la plupart du temps réduits au silence, vidés de toute étincelle de vie... Gérard Chargé - 3 Zooms -
 
 
 
 

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