Notre avis : Le deuxième volet de la trilogie sur l'Amérique de Sergio Léone, avant "Il était une fois en Amérique". Après la fameuse trilogie du "dollars", et son fameux "Il était une fois dans l'ouest" qui marque le début de cette grand trilogie, un volet possédant tant de puissance, de virtuosité, de perfection, d’excellence, de bons sentiments mélangés à une dureté sans précédent et qui nous fait tomber sous le charme virtuose de cet immense film, qui démarre ironiquement et finit tragiquement. Une belle surprise, tant par le style que par le scénario politiquement très engagé. Ennio Morricone, compose une bande sonore d'une telle finesse et d'une telle précision que, comme à chaque fois avec ce compositeur, elle nous émerveille et restera longtemps dans la tête. La mise en scène et le scénario sont réalisés avec perfection comme à chaque fois avec le grand Leone qui a cette fois tenté de jouer encore plus sur nos sentiments. Ce film comme les autres films de Leone n'est pas qu'un western : si sa trame l'est le film aborde pleins d'autres choses, l'amitié, la souffrance d'un peuple, son désenchantement. Une aventure humaine, qui tourne autour des deux personnages principaux : la relation entre Mallory (Coburn) et Miranda (Steiger) oscille entre camaraderie, ironie et conflit, et Leone capte parfaitement cette alchimie. La nature humaine se dévoile dans toute sa dualité : loyauté et bienveillance, mais aussi cruauté, avidité et folie. Les silences, les regards et la musique d’Ennio Morricone suffisent à transmettre cette fatalité et cette désillusion, sans jamais avoir besoin de mots... Un régal à rattrapper, si vous ne l'avez jamais vu ! Gérard Chargé - 4 Zooms -
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