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| PETER JACKSON |
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Réalisateur, producteur et scénariste néo-zélandaisNé le 31 octobre 1961 à Wellington (Nouvelle-Zélande), Peter Robert Jackson est fils unique et a grandit dans une banlieue au nord dans la baie de Pukerua. Il est le fils de William « Bill » Jackson, comptable, et Joan Jackson (née Ruck), ouvrière et mère au foyer. Ses parents sont des émigrants d'Angleterre. Tout juste âgé de huit ans, il trouve sa vocation avec la caméra Super 8 de ses parents. Il exprime déjà un attrait pour les effets spéciaux puisqu'il crée, avec peu de moyens, des trucages inspirés par ceux de Willis O'Brien et Ray Harryhausen. À l'âge de neuf ans, il découvre le film "King Kong" qui le marque à jamais. À treize ans, il tourne dans le jardin familial une mini-reprise de son film culte avec une figurine de King Kong, une maquette de l'Empire State Building et des petits jouets, reconstituant fidèlement la célèbre scène finale dans laquelle le gorille monstrueux livre bataille à une escadrille d'avions.

Après avoir réalisé quelques courts métrages et gagné suffisamment, il peut mettre en chantier son premier long métrage, "Bad Taste", qui sort en 1987. Il s'agit d'une comédie horrifique et gore qui raconte la venue sur Terre d'une bande d'extraterrestres anthropophages. Ce film, tourné avec ses amis durant les fins de semaine sur une période de quatre années, deviendra culte. C'est aussi à cette époque qu'il rencontre Frances Walsh, une importante collaboratrice qu'il épouse en 1987. Ils ont deux enfants Katherine et Billy.
En 1989, Il poursuit sur sa lancée et tourne "Les Feebles", une parodie érotique et sale qui se veut une relecture iconoclaste du Muppet Show. Le film est tourné en douze semaines dans un hangar où les gentilles marionnettes deviennent paradoxalement d'horribles individus s'adonnant à la drogue, à la corruption et au meurtre.
En 1992, il réalise "Braindead", un film gore à l'humour décapant qui le révèle aux amateurs de cinéma fantastique. Il s'agit d'un film de zombies aux activités sanglantes et outrancières, peuplé de morts-vivants stupides et animé de scènes de tueries qui vont devenir culte pour les amateurs du genre. Ce film est son premier long métrage réalisé avec des acteurs professionnels, et remporte le Grand Prix du festival d'Avoriaz. L'année suivante, il s'associe à Richard Taylor — fondateur de Weta Workshop, studio d'effets spéciaux spécialisé en prothèses et maquillages (qui avait déjà travaillé sur Les Feebles) — pour fonder une nouvelle division, Weta Digital, dédiée quant à elle aux effets spéciaux numériques.
En 1994, il réalise "Créatures célestes", un drame poétique, déchirant et irréel, inspiré d'une vraie affaire criminelle qui passionna la Nouvelle-Zélande dans les années 1950. C'est l'histoire d'un matricide commis par deux jeunes filles dont l'une deviendra la romancière Anne Perry. Ce film obtient un Lion d'Argent au festival de Venise, récolte une moisson de prix dans divers festivals et se retrouve nommer pour l'Oscar du meilleur scénario. Il révèle également l'actrice Kate Winslet.
En 1995, il co-réalise avec Costa Botes "Forgotten Silver". Un faux documentaire, dans l'esprit de ceux d'Orson Welles, porte sur un cinéaste néo-zélandais, Collin McKenzie, qui aurait inventé la majorité des techniques du cinéma moderne — film parlant, film en couleur, etc. — affirmations cautionnées par de nombreux témoignages. Le public y croit et se laisse berner même si McKenzie n'a jamais existé. La supercherie est officiellement révélée quelques jours plus tard et le film assure à Peter Jackson une place définitive dans le cœur des Néo-Zélandais.
En 1996, il signe chez Universal pour la réalisation de "Fantômes contre fantômes", une comédie mettant en vedette Michael J. Fox dans le rôle d'un chasseur de fantômes. Sa proposition à Universal de délocaliser la production en Nouvelle-Zélande, siège de ses studios et de sa société d'effets spéciaux est acceptée, car il prouve que les coûts de production en seront diminués.
En 1989, Il poursuit sur sa lancée et tourne "Les Feebles", une parodie érotique et sale qui se veut une relecture iconoclaste du Muppet Show. Le film est tourné en douze semaines dans un hangar où les gentilles marionnettes deviennent paradoxalement d'horribles individus s'adonnant à la drogue, à la corruption et au meurtre.
En 1992, il réalise "Braindead", un film gore à l'humour décapant qui le révèle aux amateurs de cinéma fantastique. Il s'agit d'un film de zombies aux activités sanglantes et outrancières, peuplé de morts-vivants stupides et animé de scènes de tueries qui vont devenir culte pour les amateurs du genre. Ce film est son premier long métrage réalisé avec des acteurs professionnels, et remporte le Grand Prix du festival d'Avoriaz. L'année suivante, il s'associe à Richard Taylor — fondateur de Weta Workshop, studio d'effets spéciaux spécialisé en prothèses et maquillages (qui avait déjà travaillé sur Les Feebles) — pour fonder une nouvelle division, Weta Digital, dédiée quant à elle aux effets spéciaux numériques.
En 1994, il réalise "Créatures célestes", un drame poétique, déchirant et irréel, inspiré d'une vraie affaire criminelle qui passionna la Nouvelle-Zélande dans les années 1950. C'est l'histoire d'un matricide commis par deux jeunes filles dont l'une deviendra la romancière Anne Perry. Ce film obtient un Lion d'Argent au festival de Venise, récolte une moisson de prix dans divers festivals et se retrouve nommer pour l'Oscar du meilleur scénario. Il révèle également l'actrice Kate Winslet.
En 1995, il co-réalise avec Costa Botes "Forgotten Silver". Un faux documentaire, dans l'esprit de ceux d'Orson Welles, porte sur un cinéaste néo-zélandais, Collin McKenzie, qui aurait inventé la majorité des techniques du cinéma moderne — film parlant, film en couleur, etc. — affirmations cautionnées par de nombreux témoignages. Le public y croit et se laisse berner même si McKenzie n'a jamais existé. La supercherie est officiellement révélée quelques jours plus tard et le film assure à Peter Jackson une place définitive dans le cœur des Néo-Zélandais.
En 1996, il signe chez Universal pour la réalisation de "Fantômes contre fantômes", une comédie mettant en vedette Michael J. Fox dans le rôle d'un chasseur de fantômes. Sa proposition à Universal de délocaliser la production en Nouvelle-Zélande, siège de ses studios et de sa société d'effets spéciaux est acceptée, car il prouve que les coûts de production en seront diminués.
En cours de tournage, il reçoit plusieurs propositions des studios hollywoodiens pour d'autres projets, dont une reprise de "La Planète des singes", une adaptation du "Seigneur des anneaux" et une autre reprise, celle de "King Kong". il prend une option sur le "Seigneur des anneaux", et choisit de se consacrer à "King Kong", son amour de jeunesse. Cependant, l'échec commercial de Fantômes contre fantômes, puis la sortie imminente de deux films concurrents "Godzilla" de Roland Emmerich et "Mon ami Joe" pousse Universal à annuler le projet. Il s'attaque alors à l'ambitieuse adaptation cinématographique de la saga de J. R. R. Tolkien, à laquelle il consacrera plus de sept ans de sa vie. Il réussit à convaincre New Line Cinema de tourner trois films, correspondant aux trois tomes de la saga "Le Seigneur des anneaux La Communauté de l'anneau", "Le Seigneur des anneaux Les Deux Tours" et "Le Seigneur des anneaux Le Retour du roi". Il écrit le scénario avec son épouse Fran Walsh, de même que Philippa Boyens et Stephen Sinclair. Pour ces trois films tournés en même temps, il exploite les paysages sauvages de nouvelle Zélande et de nombreuses techniques éprouvées et révolutionnaires d'effets visuels assurées par les firmes Weta Workshop et Weta Digital. Ils mettent en vedette une kyrielle d'acteurs, parmi lesquels Ian McKellen, Elijah Wood, Sean Astin, Viggo Mortensen, Sean Bean, Orlando Bloom, Liv Tyler et Christopher Lee. Les films reçoivent 17 Oscars sur 29 nominations. Il remporte personnellement l'Oscar du meilleur réalisateur en 2004 pour "Le Seigneur des Anneaux Le Retour du Roi".
Il est alors relancé par Universal pour le projet de "King Kong", la reprise du film original de 1933. Pour porter la nouvelle version de King Kong au grand écran, il fait appel à ses collaborateurs habituels Frances Walsh et Philippa Boyens qui signent avec lui le scénario, puis Richard Taylor qui assure la conception des effets spéciaux. La distribution regroupe Naomi Watts , Jack Black, Adrien Brody et Andy Serkis, l'interprète de Gollum dans le "Seigneur des anneaux". Le tournage débute un mois après le décès de l'actrice Fay Wray qui avait joué dans le film original et que Jackson souhaitait voir apparaître dans sa reprise pour prononcer la réplique finale. Le film remportera trous Oscars en 2006.
Il se consacre ensuite à un projet plus intimiste "Lovely Bones", une adaptation cinématographique du roman "La Nostalgie de l'ange" d'Alice Sebold avec Saoirse Ronan et Mark Wahlberg ; le film est coproduit par DreamWorks. Le 30 décembre 2009, il est fait Chevalier de l’Ordre du Mérite de Nouvelle-Zélande (premier titre de noblesse britannique) pour « services rendus au cinéma ».
En 2010,il est désigné pour réaliser en relief et faire l'adaptation est de la trilogie "Le Hobbit Un voyage inattendu", "Le Hobbit La Désolation de Smaug" et "Le Hobbit La Bataille des Cinq Armées". La trilogie est un triomphe commercial.
De concert avec Steven Spielberg, il produit l'adaptation cinématographique de "Tintin". Pour animer les personnages de la célèbre bande dessinée de Hergé, Weta Digital utilise un nouveau procédé de capture de mouvement. Spielberg réalise le premier film et Jackson le second. Il s'agit d'une production d'envergure dont le budget avoisine les 100 millions de dollars. Le premier opus, "Les Aventures de Tintin Le Secret de La Licorne", est sorti sur les écrans en 2011.
Dès 2017, il est recruté par Apple Corps, la compagnie des Beatles, afin de réaliser un nouveau documentaire sur le groupe. Il est un très grand admirateur de longue date de ce groupe rock britannique. Il a été le premier à pouvoir visionner toutes les images tournées durant le mois de janvier 1969 pendant que les musiciens répètent et enregistrent des chansons, sous l'œil des caméras de Michael Lindsay-Hogg qui tournent presque en continu, se concluant par un concert privé sur le toit de l'immeuble de leur siège social. En 1970, l'album Let It Be et le film homonyme en avaient été tirés. Durant plus de cinquante ans, la grande majorité de la soixantaine d'heures d'images étaient restées cachées. Avec son équipe, il passe plus de trois ans à les restaurer et à les monter. Sa société a même créé un logiciel qui utilise un algorithme d'intelligence artificielle afin séparer les sons et les rendre plus audibles. Le résultat est un documentaire de près de huit heures, divisé en trois épisodes, intitulé "The Beatles: Get Back" diffusé sur la plateforme Disney+
Dans les années qui suivent, il participe avec son équipe à d'autres projets du groupe. Pour sa dernière chanson, "Now and Then", ils effectuent la séparation de la voix de John Lennon de l'enregistrement démo et Jackson réalise son clip. Ils s'occupent de la séparation du son pour les remixages de l'album Revolver, des compilations étargies "The Beatles 1962–1966" et d'"Anthology", cette dernière qui inclut la restauration de la voix de Lennon des chansons Free as a Bird et Real Love. Ils prennent en charge la restauration des images et du son du film Let It Be, des documentaires "Beatles '64" et "Anthology".
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