Ciné-Zoom

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GRASSE MATINEE

( 12 Votes )

Du 9 Septembre au 31 Décembre 2009

PARIS - THEATRE DES MATHURINS à 20h45

Une comédie macabre de René de Obaldia

Dans une mise en scène de Thomas Le Douarec 

Avec  Cyrielle Clair et Marie Le Cam

 
Cyrielle Clair et le Théâtre des Mathurins présentent

GRASSE MATINEE

 

Avec

Cyrielle Clair                  (Artemise)

Marie Le Cam                 (Babeth)


Musique et Bande son Serge Franklin

Costumes Magalie Segouin

Décor Claude Plet

Lumières Stéphane Balny

Réglage des chorégraphies Michèle Bourdet

Assistant(e) à la mise en scène ?

Directeur de production Stéphane Engelberg


NOTES DE MISE EN SCENE

… Vous vous dites : « Encore une pièce de Théâtre !! » … C’est vrai, mais celle-ci ne ressemble à aucune autre. C’est une comédie totalement fidèle à ses origines … « Obaldiennes », « Académiciennes » !  Ou plus précisément « panaméennes » ! René de Obaldia ce « Genousien », cet immortel,  ce franco-panaméen né à Hong-Kong en 1909, nous vient d’une autre planète, il nous a concocté un petit délire… l’idée de ce doux rêveur, l’auteur, est de laisser parler deux squelettes, voisines de cercueil dans un cimetière au bord d’une voie ferrée…  et de les laisser deviser de la vie, du monde, de leurs ébats et des horaires de train, entre elles, puis avec un beau corbeau noir quand ce n’est pas avec un ange ! A première vue c’est injouable… Comment transformer deux magnifiques comédiennes en deux sacs d’os ? Et quand on découvre enfin qu’il a écrit cette pièce, dans un premier temps, pour la radio, les choses s’éclaircissent … Et oui ! L’auteur n’avait pas la contrainte de la représentation scénique.  Quel beau défi à relever pour un metteur en scène !

 Pour vous situer : C’est un peu « En attendant Godot » joué par deux femmes squelettes exubérantes qui privilégient,  à l’excès,  la dimension comique de la vie ! Cette pièce a certainement marqué et inspiré d’une façon indélébile Tim Burton … On retrouve du Obaldia dans ses « Noces funèbres », « Sleepy Hollow » et « Beetlejuice ».

Tim Burton, comme Obaldia, a su invoqué ou évoqué la mort sans l’épouvante, l’angoisse et la peur qui va de paire … C’est avec un certain cynisme, que ces deux-là, distillent à travers toutes leurs œuvres leur conviction que la vie n’a aucun sens… alors ils essayent d’en donner un à la mort sans le nihilisme et le vide qu’elle inspire ! Il ya du Becket et des Monthy Python dans cet Obaldia là !

Cette pièce est une danse macabre de deux femmes qui, par leur ondulements squelettiques et leurs chants funèbres veulent séduire la mort… et l’épousent !

Mais la pièce ne s’arrête pas là, il ne suffit pas d’une idée, d’une bonne histoire ou d’une atmosphère pour écrire pour le théâtre mais d’un style … Et c’est là ou Obaldia excelle, il est inimitable… Seul, lui, a le don de ses formules toutes faites qui nous reviennent, comme un boomerang, au moment le plus inattendu en pleine « poire »… Pour la soif… de Rires et d’intelligence ! Toute image est double, il manipule divinement le jeu des oppositions des genres comiques et tragiques.

Grâce à Obaldia, le rire existe sans le vulgaire et « le sexe » est intelligent !

 Dans « Grasse Matinée » on se plaint, on s’aime jusqu’à l’orgasme, on danse, on se bat contre les corbeaux, on se révolte, on se déchire mais on rit… en claquant des dents et des os !

C’est la seule pièce au monde où nous assistons en direct à un striptease sensuel et langoureux d’un squelette qui sait très bien lever de l’os !! … Vous assisterez, en « live », j’insiste bien là-dessus, « en live » et jamais « vu à la télé » à des danses qui font bouger les morts !

 Une pièce où le bruit des os qui s’entrechoquent dans une danse macabre et endiablée, rythme la prose obaldienne et nous secouent de spasmes hilarants !

Une pièce où le mot tue, de rire, où le mot est le prolongement de l’os du plus beau fémur de-tous-les-squelettes-que-j’ai-eu-la-chance-de-rencontrer (et que j’ai vu à poil ! Bien sûr !) Une pièce où les âmes et les os se consument en un seul brasier… de zygomatiques et de flammes !

Une pièce d’un auteur, qui sait, que nous sommes tous très malheureux et donc, a, tout simplement, fait le choix du bonheur !

Thomas Le Douarec

 

 

LE DECOR ET LES COSTUMES

Nous sommes dans un cimetière où, trône, en premier plan, deux cercueils posés à la verticale, l’un plus petit est en sapin brut et, l’autre , plus grand est en chêne sculpté, capitonné de satin vert. Ce cimetière, en ruines, champ de tombes, de croix, de statues et de gargouilles, érigées  en l’honneur de nos défunts doit nous donner froid dans le dos mais avec un soupçon de baroque « romantique à souhait », il pourrait sortir tout droit d’un opéra italien… appartenant à une époque révolue où l’on avait encore le temps de sculpter la pierre, un endroit qui semble abandonné des hommes, en tout cas des vivants. Mais il est cerné par deux immenses tours de béton, cité inhumaine d’une banlieue suburbaine et d’une voie ferrée où passaient, il fut un temps, les trains mais, aujourd’hui, les « RER »et autres « TER ». Quelques arbres faméliques clôturent le tout. Nos deux cercueils s’ouvrent sur deux squelettes presque nus,  habillés de lambeaux de robe verte pour le chêne et du reste d’un déshabillé rose transparent pour le sapin. Le squelette du cercueil en sapin semble moins décrépi que celui du chêne.

Les Costumes,  font plus appel à notre inconscient qu’à nos livres d’histoire… Artémise, grande bourgeoise, peut-être même aristocrate, peut nous faire songer à une grande et belle cavalière, elle est habillée d’une robe amazone en velours vert de « chez Macchabé », chapeau à voilette, gants, bottes, cravache… elle sort tout droit d’une chasse à cour somptueuse en hommage à Sissi, notre impératrice des cœurs, on pourrait se croire dans un film de Visconti.

Babeth,  porte une nuisette rose bonbon transparente, qui, avec le temps, s’est transformé en vieux rose et qui laisse entrevoir une lingerie des plus affriolantes, avec, au pied, des mules à talons, tendance pompons de fourrure rose assortis à un serre-tête du meilleur gout. Une pin-up de province qui aurait pu tenir le seul salon de coiffure et institut de beauté dans un trou paumé d’une de nos plus belles régions françaises.  

Ce doux mélange offre un résultat iconoclaste et porte au paroxysme l’univers étrange de ce spectacle. 

 

CONTACT : Thomas le Douarec :

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. / 06 60 61 42 21

 

LOCATION : 01 42 65 90 00

Théâtre des Mathurins

36, rue des Mathurins

75008 - Paris

 

 

 

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