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MES HEROS

( 9 Votes )

MES HEROSZoom Comédie

Sortie : le 12 Décembre 2012

VU - 3 Zooms

Film français 
Ecrit et réalisé par
Eric Besnard
Avec Josiane Balasko…
Comédie – 1h27 -
Rencontre Ciné-Zoom Photos et Interviews Vidéo avec le réalisateur et avec Clovis Cornillac
au Cézanne à Aix en Provence.

DES PLACES OFFERTES PAR PATHE : Avec MAGMA et CINE ZOOMS : Lien direct ou  http://www.magmalemag.com et http://www.cine-zoom.com/adherer-a-cine-zoom-acr/2260-cadeaux-en-plus.htm

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SÉLECTION OFFICIELLE EN AVANT-PREMIÈRE AU
34ème FESTIVAL MÉDITERRANÉEN DE MONTPELLIER 2012

MES HEROS
Titre original : Mes Héros

Distributeur : Pathé Distribution


Musique originale de Christophe Julien

Avec aussi : Gérard Jugnot, Clovis Cornillac, Pierre Richard, Magaly Berdy, Anne Charrier, Ibrahim Burama Darboe, Joseph Besnard, Fejria Deliba, Samuel Besnard, Michelle Godet, Michel Masiero, Cyril Couton, Constance Dollé…
 



MES HEROSL'histoire : Un chef d’entreprise qui fait des heures supplémentaires pour sauver sa compagnie d’ambulances au risque de sacrifier sa femme et ses enfants. Apprenant que sa mère est en garde à vue, il va la sortir de prison… et se le fait aussitôt reprocher. Sa mère, est en effet une femme de caractère. Il apprend qu’elle s’est à nouveau disputée avec son père et décide de la ramener chez elle. C’est l’occasion pour lui de passer un week-end loin de ses responsabilités. Chez ses parents, deux sexagénaires qui, depuis 40 ans, s’aiment autant qu’ils s’engueulent. Cette parenthèse joyeuse dans une vie agitée est l’occasion pour lui, de se rappeler d’où il vient. La vie a beau être éphémère et injuste elle peut aussi être envisagée comme une suite de petits bonheurs... D’autant plus qu’ils ont un invité… 
 

MES HEROSNos avis : Une comédie tendre faite de petits bonheurs et de choses simples, qui pose la question de la transmission entre génération. En tout cas, ici la transmission n'est pas passive, elle incite à prendre des décisions et prendre part à la vie en société en agissant et non en restant passif. Une belle idée que nos anciens ont pu nous donner, avec ici une notion supplémentaire de la famille : quelle soit posée avec un couple vivant ensemble depuis 40 ans, avec le fils qui s'interroge sur le devenir de sa propre famille face à des erreurs dans son couple, ou encore avec une famille séparée par un risque d'expulsion du pays où la mère travaille depuis la naissance de son fils à cause de papiers non régularisés. Des différences qui pour à réagir dans tous les cas et à prendre position pour l'avenir. Le couple Balasko/Jugnot fonctionne à merveille, dans un registre dans lequel on les a peu vus. Clovis Cornillac évolue parmi eux avec aisance et livre un personnage avec lequel on pourra facilement s'identifier. Un joli film pour toute la famille, qui fait plaisir à voir ! Gérard Chargé - 3 Zooms -
 
Un film intéressant qui traite de la transmission intergénérationnelle et du sujet actuel de l'immigration clandestine de façon douce et tendre. Le cadre verdoyant, bucolique et fantaisiste magnifie ces moments d'universalité familiales où, Eric Besnard réussit le pari de faire transparaître l'extraordinaire de gens ordinaires. Les regards du petit Timoko sur les injustices qui le sépare de sa mère; d'un homme de 40 ans sur ses parents, et celui de ses parents sur la vie... Chaque génération peut s'identifier et ressortir grandi de cette séance. A voir. Carole Vachez (Stagiaire) - 3 Zooms -
 
 
Rencontre Ciné-Zoom Photos et Interviews Vidéo avec le réalisateur et avec Clovis Cornillac au Cézanne à Aix en Provence.
 
 
Eric Besnard "C'est avant tout un film sur la famille, en hommage à mes parents. Je suis partie de la derrière phrase du film pour écrire le scénario, je voulais qu'un homme de 40 ans dise "Maman". Je voulais parler d'un homme qui est un père, mais qui est aussi un fils : il se pose la question de savoir ce qu'il va transmettre à ses enfants. On se pose la question de savoir où on va, mais c'est important de savoir aussi d'où on vient ? Le film est une fiction, mais l'esprit du film était clairement un hommage à l'équilibre dont j'ai bénéficié. Le coeur du film, c'est la transmission. J'ai eu la chance que l'on m'apprenne à trouver des équilibre pour trouver cela viable et arriver à jouir de la vie quand même. C'est énorme comme transmission. Le film vient aussi d'un moment sur mon film précédent, quand nous étions dans la jungle avec Clovis, qui m'a dit : et si tu faisais un film intime". Jusqu'à présent, je n'avais fait que des films de genre.Faire un film avec lui, dans la douceur et la tendresse, cela m'intéressait. Le film est vu avec le regard d'un homme de 40 sur ses parents, avec tout ce que ça veut dire. Il se pose la question de qui il est à travers eux. J'en profite pour parler de la privatisation des services publiques, des sans papiers, ce sont des prétextes, ce qui m'intéresse en terme de civisme, c'est la micro action, le fait que l'on puisse agir : s'il y a quelque chose que l'on m'a transmis, c'est ça. J'ai pris ces exemples là, mais j'aurais pu faire un film sur plein d'autres thèmes avec cette famille, cette différence qu'ont les personnages des parents sur plein de choses. Si chacun fait quelque chose, même sur une petite échelle, à partir de là, vous immobilisez le géant ! J'ai une maman, qui est bien pire que le personnage de Josiane, elle m'a appris à être tout le temps en colère..."
 

 
Interview Vidéo : propos supplémentaires de Eric Besnard
 
 
 
 
 
Clovis Cornillac "Oui, ce film résonne en moi, car il parle de choses très générales et universelles. Ce qui est très proche d'Eric, parle à tout le monde. C'est extrêmement tendre, on connais tous la cellule familiale et pour la majorité d'entre nous, il y a une sorte de passation à un moment ou à un autre dans la vie. Les parents du film sont des personnages hauts en couleurs, qui déclenchent en même temps une humanité très forte. On est tous à un moment, où on se pose des questions : là le couple du fils, n'est pas en pleine forme avec des passages de vie qu'on a tous. Il se passe quelque chose, parce que le monde est le notre, celui que l'on fabrique, ce n'est plus celui de nos parents, donc : comment j'agis moi, qu'est-ce que je dis à mes enfants, qui sont mes parents ? Par contre dans ce film, il y a quelque chose de magique, de plus beau que dans la vie, c'est comme l'effet de la madeleine. Avec mes grand parents, j'ai des souvenirs de sensations : des odeurs, du tactile, du visuel, le fait de le transcrire dans quelque chose de parfait et d'extraordinaire en fait un conte de Noël et ça me parle plus que si on m'avait fait un truc trop tordu. Il y a une phrase dans le film que j'adore : "Et si on jouait aux petits bonheurs ?", il y a quelque chose de cet ordre-là ici. Ce film met de bonne humeurs parce qu'il est question de petits bonheurs... Quand avec ce film, on parle de "mes héros", on a bien conscience que l'on ne parle pas de Jean Moulin, ni de Spiderman. Il y a quelque chose qui est de l'ordre du fait : j'admire des gens dans ma vie, là ce sont des parents. Valoriser ses parents, c'est se valoriser soi-même. C'est une notion qui a à voir avec une notion d'héroïsme. Je n'ai pas envie d'être un héros pour mes enfants, mais j'espère quelque part, représenter quelque chose pour eux à un moment ou à un autre, pour qu'ils aient un repère. Cela est héroïque aujourd'hui. Avec ce film, j'ai le sentiment qu'il y a quelque chose qui se partage."
 
 
Interview Vidéo : propos supplémentaires de Clovis Cornillac
 
Photos et propos recueillis par Gérard Chargé.
 

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