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NOUS N'AVONS FAIT QUE FUIR

Au théâtre de « La Loge » - Paris 9ème Mardi 4, 11, 18 et Vendredi 28 Décembre 2007 à 20h00 Avec Vincent BRAMOULLÉ et Florent SACLIER A la base « Nous n'avons fait que fuir » est un poème de Bertrand Cantat du groupe "Noir Désir". Mise en scène Florent SACLIER, assisté de Philippe MERLE

S.A.R.S Compagnie et la Loge Théâtre présentent NOUS N'AVONS FAIT QUE FUIR

 

Au théâtre de « La Loge » - 2 rue la Bruyère - 75009 Paris

 

-Un texte de Bertrand CANTAT -Mise en scène Florent SACLIER, assisté de Philippe MERLE -Avec Vincent BRAMOULLÉ et Florent SACLIER DATES : -Samedi 6, 13 et 27 Octobre 2007 à 20h00 -Mardi 6, 13, 20 et 27 Novembre 2007 à 21h30 -Mardi 4, 11, 18 et Vendredi 28 Décembre 2007 à 20h00

 

A la base « Nous n'avons fait que fuir » est un poème de Bertrand Cantat que le groupe "Noir Désir" avait joué exceptionnellement en juillet 2002 lors d'un festival. Mots et mélodie ô combien poignantes que Florent Saclier, assisté de Philippe Merle, a décidé d'adapter au théâtre avec Vincent Bramoullé. Notre avis : Cela aurait pu être un moment d'émotions plus intense si la mise en scène servait davantage le texte et si le corps vivait plus les mots et les silences. Il y a tout de même une très belle énergie des comédiens même si parfois on aimerait que ce soit moins en force. Les mots sont déjà d'une telle force qu'il suffit parfois de les chuchoter, de les susurrer, de les soutenir humblement, pour qu'ils nous parviennent et nous pénètrent tout entier... Surtout quand le lieu s'y prête. On garde tout de même le souvenir de très beaux instants, quand ils jouent par exemple sur les mots en variant leurs intentions. Et puis ça vaut le coup d'y aller pour ceux qui aiment la poésie des mots et pour ceux qui ne connaissent pas cette chanson de "Noir Désir". Floriane Vogel (3 Zooms) ----- -La Loge Théâtre [http://www.laloge-theatre.fr->http://www.laloge-theatre.fr] -2, rue la Bruyère 75009, m°St Georges -Résa : 01 42 82 13 13 -Contact : Florent SACLIER 06 84 98 57 96 [ Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. > Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ] -Bande annonce : [http://www.romnesfilms.com/productions.html->http://www.romnesfilms.com/productions.html] ----- NOUS N'AVONS FAIT QUE FUIR / NOUS COGNER DANS LES ANGLES / NOUS N'AVONS FAIT QUE FUIR / ET SUR LA LONGUE ROUTE / DES CHIENS RESPLENDISSANTS DEVIENNENT NOS ALLIES BERTRAND CANTAT, chanteur de NOIR DÉSIR, C'est une écriture directe, nerveuse, radicale ! De la poésie pour sortir du quotidien ... abrutissant ! Ce texte oeuvre comme une exposition sociale, la peinture d'une société où l'individu doit se battre pour trouver sa place. ----- L'ÉVÉNEMENT Le soir du 21 juillet 2002, lors du festival de Montpellier-Radio France, le groupe Noir Désir répondait à une invitation de France Culture pour un concert unique. Dans le cloître du couvent des Ursulines, ce fut un long poème de Bertrand Cantat : Nous n'avons fait que fuir. Un morceau de 55 minutes, à l'atmosphère rythmique et aux lignes mélodiques d'une rare liberté, qui ne fut joué et enregistré qu'à cette exceptionnelle occasion. LE TEXTE Ce texte interpelle la cité, au sens politique du terme, et ses allégoriques, il agit comme une peinture sociale, évitant les partis, les actes que la société a trop tendance à oublier ... trop vite. Bertrand Cantat en fait le rouleau compresseur d'un citoyen égaré. C'est un texte « électrochoc », composé par touches successives d'images, de boucles rythmiques, des mots qui hésitent entre réalisme et romantisme, du Comte de Lautréamont à Jacques Brel. Cette prose entre en fusion à coups de phrases récurrentes, de consonnes, qui frappent les esprits, comme pour souligner la force de ces seuls faits exposés ; une réflexion sur la place de l'individu dans une société de consommation mondialisée qui peut facilement courir à l'autodestruction. En bref cette prose poétique est un véritable discours citoyen qui a pour seul objectif de provoquer une prise de conscience, une réaction salutaire. ----- POURQUOI LUI DONNER VIE SUR LES PLANCHES D'UN THEATRE ? Certes ce texte a été chanté dans le cadre exceptionnel d'un festival musical mais il n'en reste pas moins la trace écrite de la qualité d'une prise de parole et d'une écriture singulière d'un artiste contemporain. Plutôt que de donner son avis sur la situation politique actuelle, Bertrand Cantat invite son auditeur, son lecteur à réfléchir, regarder le monde qui l'entoure, prendre la parole et assumer la conséquence de ces actes individuels : « il me semble crucial de la faire vivre aujourd'hui, de la porter sur une scène de théâtre » dit Florent Saclier, le metteur en scène. Il poursuit : « je fais partie d'une génération qui a connu Coluche, Desproges et plus généralement la liberté de parole des années 80. Aujourd'hui cette qualité de prise de parole est plus difficile à émerger et retenir l'attention. Noir Désir occupait cette place sur la scène rock jusqu'à être un des porte-drapeaux de la réaction citoyenne entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2002 ». Finalement « Nous n'avons fait que fuir » est une ode à la réflexion individuelle et collective exposant des faits qui n'ont pas tellement changé en 5 ans. La rencontre exceptionnelle avec le public de l'art vivant lui offre donc une seconde vie après son édition chez Verticales. ----- COMMENT FAIRE RESONNER CES MOTS ? « Nous n'avons fait que fuir » sur le plateau d'un théâtre c'est d'abord la mise en valeur des mots par le jeu de deux comédiens sur lesquels ceux-ci ricochent. Parfois associés ou alors opposés, Vincent Bramoullé et Florent Saclier traversent avec engagement cet immense texte et cherchent à concerner le public qui n'est pas loin de faire les mêmes constats. Afin de provoquer le public, ils n'hésitent pas à produire des images fortes de sens ! L'univers visuel est particulièrement soigné pour créer des ambiances propices aux rêves mais aussi à la surprise. Les sons ont également une place importante pour attirer le spectateur dans cette remise en question salutaire, pour provoquer ce réveil de la conscience. Cet univers musical ne fait aucunement référence à la musique du groupe Noir Désir. ----- LES PREMIERS PAS DE CETTE AVENTURE -- Le temps de la création avec une première distribution (V. Bramoullé et S. Galateau) -JUIN 2007 : Création au cours Florent 2 représentations et environ 100 spectateurs -JUILLET 2007 : Reprise au Festival d'Avignon Off au théâtre de l'Etincelle 3 représentations et environ 150 spectateurs -- Le temps de la co-réalisation avec la Loge Théâtre et une seconde distribution : (V. Bramoullé et F. Saclier) -OCTOBRE 2007 : A voir les samedis 6/13 et 27 d'octobre -NOVEMBRE 2007 : A voir chaque mardi (6, 13, 20 et 27) de novembre. -CONTINUITE : en Décembre 2007, les mardis 4, 11, 18 et Vendredi 28 Décembre -Discution pou prolonger en Janvier, ----- QUI PORTE CE PROJET ORIGINAL ? VINCENT BRAMOULLÉ : Il sera dès Septembre 2008 comédien au sein du Théâtre National de Toulouse dans le cadre de l'Atelier Volant sous la direction de Laurent Pelly, Jacques Nichet. Formé au cours Florent chez Jean-Pierre Garnier et Michelle Harfaut, il a joué Pierre de Craon dans « La jeune fille Violaine » de P. Claudel et Trinculo dans « La Tempête » de W. Shakespeare en 2006. FLORENT SACLIER : La rencontre avec ce texte singulier de Bertrand Cantat a suscité son envie irrépressible de porter ce texte sur les planches. Soutenu par la maison de disques ND musique, il crée S.A.R.S Compagnie pour permettre à cette écriture de rencontrer un nouveau public moins habitué à fréquenter les salles de concert que les salles de théâtres. Comédien d'énergie, il sera également le Porthos d'une version revisitée des trois mousquetaires rebaptisée « Lady M ». PHILIPPE MERLE : Egalement formé au cours Florent, il alterne les rôles au théâtre et les apparitions dans quelques courts-métrages. Il a mis en scène « La jeune fille et la mort » de Gabriel Auer. Il a travaillé le rôle de Madame K de Noëlle Renaude sous la direction de Georges Bécot et prépare actuellement « Cocards et fortes têtes » de Fabien Loteur pour le début d'année 2008. ----- QUELQUES EXTRAITS ... On est plombés, mon frère, des oripeaux de plomb, j'te dis, de la tonne superflue / carcan / jour et nuit / carcan / fossoyeur / carcan / tout sourire aux dents vertes et nous consommerons, cramés par des soleils de pilules d'apparat, cernés par le fatras trop habile et tu pourras ployer, personne ne verra rien ... ... Dis-moi est-ce que je peux Entourer de ma peau ton joyau de platine Je l'ai vu qui palpite sur le bord du chemin... Tiens toi bien à ta barre, l'horizon c'est des conneries inventées par les utopistes si tu veux la porte elle est là, des millions de gueules grandes ouvertes qui ont plus faim que toi, mais qui sont pas plus forts que toi, car si tu collabores, car si tu persévères, nous te protégerons de notre bras armé ... ... Du coup, c'est après mûre et soutenue réflexion que nous avons voulu prendre de la distance avec la peine perdue celle de chaque jour qui se suffisait bien, que nous avons fini de labourer nos chairs, d'attendre en bons amants et patientes maîtresses qu'on nous visite enfin, qu'on nous foudroie d'amour ... ... Et tout ça c'est parure, c'est attitude vaine, c'est pose et compagnie ; on le sait qu'il suffit qu'un rayon de soleil se plante au bon endroit, sur ce balcon foutoir pour que le chant s'élève ... ----- QUELQUES TEMOIGNAGES EN 4 REPRESENTATIONS -Un moment émouvant - texte sublime, belle interprétation et joli théâtre. A voir sans hésiter (écrit le 08/10/2007) -Salutaire ! - Une mise en scène sobre mais efficace, un texte incisif, poétique et engagé, deux acteurs généreux et volontaires : un spectacle salutaire pour tous ceux qui ne désespèrent pas de rendre ce monde meilleur ! (écrit le 13/10/2007) -Poésie urbaine - D'un texte peu connu de B. Cantat (le chanteur de Noir Désir), Florent Saclier et sa troupe ont su tirer et rendre sur scène la poésie et la force. Les deux comédiens, tout en maîtrise et en nuance nous font passer de l'étonnement au désespoir, de la surprise à la gène en passant par le rire et la colère. Alors, arrêtons de fuir, n'ayons pas peur des mots et courrons voir et revoir ce magnifique spectacle. (écrit le 14/10/2007) -Hypnotique ! Un texte halluciné, deux acteurs de talent, une interprétation poignante et fascinante... bref, à aller voir de toute urgence ! (écrit le 14/10/2007) -Une vraie performance - Un texte exigeant, de la poésie en prose violente, l'espace réduit de la loge habité par les 2 comédiens, une performance physique, des regards profonds, un texte asséné tantôt comme une sentence, tantôt comme une plainte à l'ironie jaillissante. Un regard acéré sur notre vie soi-disant moderne. (écrit le 31/10/2007) -Un moment de poésie - On est en plein surréalisme. On ne sait pas où on est mais on y est. On ne sait pas où on va mais on y va. Même si on ne comprend pas tout, c'est beau, tellement beau. On dirait du André Breton. Et les acteurs nous emmènent dans leur univers plein de poésie. Je conseille cette petite bulle d'une heure. Une petite heure qui nous permet de nous évader. A voir pour s'extirper du présent. Eux ils ont peut être fait que fuir mais nous nous ne fuyons pas. On se laisse embarquer. (écrit le 07/11/2007)
 

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