Zooms US
Sortie : le 19 Novembre 2008
VU - 3 Zooms
Film américain
réalisé par James Gray
Avec Joaquin Phoenix…
Drame - 1h50 -
Rencontre Photos Ciné Zooms avec l'équipe au Festival de Cannes 2008.

Titre original : Two lovers
Distributeur : Wild Bunch Distribution

Musique : Dolby Laboratories (Musical Supervisor)
Site officiel : http://www.twolovers-le films.com
L'histoire : New York. Un homme hésite entre suivre son destin et épouser la femme que ses parents lui ont choisi ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, belle et volage, dont il est tombé éperdument amoureux...

Notre avis : Un mélo intense aux airs de thriller sentimental. Le parti pris de James Gray de filmer l'amour fou comme une maladie est efficace. Trois beaux portraits principaux investis sublimement par les comédiens. La mise en scène est tout simplement impeccable. Une oeuvre forte, sombrement romanesque, baignée par une nostalgie sombre, amère et bouleversante. Une chronique sentimentale raffinée. "Two lovers" n'est pas juste des personnages, c'est aussi une ambiance très noire, très désenchantée, et on a souvent le cœur serré. Parler de la fin m'oblige indéniablement. L'image est splendide, elle est toujours là pour venir servir l'atmosphère. James Gray, nous offre sa version du film romantique, il s'éloigne des codes habituels du genre. L'atmosphère, sans être asphyxiante ou angoissante, est sombre (la majorité du film se déroule la nuit). C'est avec les codes du film noir qu'il film cette histoire "sentimentale". C'est l'occasion pour lui d'étudier et de disséquer les liens amoureux et à travers eux, le rapport aux parents. On s'attache très rapidement aux personnages principaux, qui disposent de caractères complexes et ambigus, mais réalistes : ils sont de nature très humaine. Ces deux femmes, ne sont pas bêtement opposées de manière manichéenne, pourtant très différentes Gray nous propose deux formes de relations amoureuses : l'amour sage, tempéré, stable et la passion sauvage et imprévisible. Mais tout ce jeu d'opposition ne serait rien sans cette fin ni logique, ni illogique, ni morale, ni immorale, ni heureuse, ni triste. Un scénario et un jeu subtile... Une oeuvre profondément bouleversante qui touche le spectateur en plein coeur... Gérard Chargé - 3 Zooms -






Photos : Thierry Vaslot (A.C.R.)
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