Ciné-Zoom

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LE DERNIER GANG

( 16 Votes )

Zoom Français

Sortie : le 31 Octobre 2007

VU - 3 Zooms 

Film français

Réalisé par Ariel Zeitoun, d'après le récit de André Bellaiche

Avec Vincent Elbaz...

Policier - 2h02 -

RENCONTRE Ciné Zooms Photos et Interviews avec l'équipe à Marseille au Pathé Plan de Campagne.

Votez en cliquant sur une étoile : de je n'aime pas... à j'aime à la folie 

 

Distributeur : EuropaCorp Distribution

Musique Originale de Nathaniel Mechaly

Avec aussi : Sami Bouajila, Gilles Lellouche, Clémence Poésy, Pascal Elbé, Grégory Gadebois, Patrick Dell'Isola, Matthieu Boujenah, Fabrizio Rongione, Guillaume Viry, Michel Boujenah...

Site officiel : http://www.europacorp.com

L'histoire : Des petits larcins sur les bancs de Belleville aux braquages surmédiatisés des plus grandes banques parisiennes, l'ascension spectaculaire de Simon et de sa bande. Capables de vider une série de coffres sous le nez d'une police désorientée par l'audace tranquille affichée par le groupe, les inséparables sauront-t-ils longtemps éviter les effusions de sang, supporter l'ennui des cavales sous les Tropiques et mener de front vie amoureuse et jeu de cache-cache avec la police ? D'autant qu'il leur faut compter avec Milan, un flic acharné à les faire tomber depuis leurs premiers coups dans le quartier. Obsédé par la bande de Simon, Milan a fait de la capture de ce dernier l'unique but de sa vie. Le film est librement inspiré du Gang des Postiches.

Notre avis : Un polar efficace, captivant qui retrace un sacré parcours de gangsters. Une destiné inespérée pour un braqueur de banque. Une description de l'engrenage et de la montée en puissance de gens ordinaires. Une réaction et un positionnement dans une époque et un état d'esprit que l'on peut comprendre. Ces personnages deviennent attachants et si vrais, qu'on les comprend : franchir le pas dans l'illégalité et l'engrenage de la violence, est parfois inévitable, quand la vie ne vous épargne pas. Un film qui est malgré tout l'histoire d'un gang, qui fait un pied de nez à l'ordre établi, sans les clichés habituels du genre... Un vrai polar haletant, avec une interprétation d'ensemble sans faille. Gérard Chargé - 3 Zooms -

Nous avons rencontré Le réalisateur Ariel Zeitoun et les comédiens Clémence Poesy, Patrick dell'Isola, Grégory Gadebois, Guillaume Viry etMatthieu Boujenah à Marseille au Pathé Plan de Campagne

Ariel Zeitoun "Le film étant inspiré de faits réels, il me fallait respecter l'esprit de la bande qui avait formé ce gang, par respect pour ceux qui sont morts et ceux qui sont encore en prison. C'est le livre d'André Bellaïche "Ma vie sans postiche" qui m'a donné envie d'en savoir plus. Je me suis appuyé sur tout ce qui a été dit et montré dans la presse et à la télé. Sur la journaliste de "Libération" et sur mes discutions avec André Béllaïche lui-même. Je lui ai montré le film à sa sortie de prison et il en était content. Il n'avait jamais rien avoué depuis 25 ans. J'ai pris du temps et j'ai profité de ce qu'il me racontait. Nous parlions des faits et ce qui m'a inspiré et donné envie de faire le film, c'est qu'il avait rencontré une femme et qu'elle l'a attendu à sa sortie de prison : ils sont toujours ensemble aujourd'hui. Cette femme lui a donné un autre regard pour changer. Ce n'est pas un docu, mais pour une fois, comme dans la plupart des films policiers, il n'y a pas de fatalité." "Ce qui a rendu le Gang des Postiches populaire, c'est qu'ils faisaient leurs coups sans trop de violence, que quelques coups et de plus, ils ne s'en prenaient qu'aux riches. La police et ses services, ne sont pas complètement blancs dans cette affaire : c'est la crise interne la plus grave qu'elle ait connue. J'ai concentré dans le flic que joue Gilles Lellouche tout ce que certains policiers faisaient. J'ai très peu inventé et j'ai tout inventé !" "En 1968, il y avait beaucoup de gens qui à Paris n'avaient jamais traversé la Rive Droite de la Seine pour aller sur la Rive Gauche. C'est un peu ce qui caractérise nos personnages."
 
Clémence Poesy "Cette femme que je joue ne fait pas un acte héroïque, que d'attendre son homme. La force de cette femme, c'est que c'est la seule qui arrive à lui dire que c'est de la distraction. Cela démystifie le côté gangster. Elle a sacrifiée sa vie, pour son amour des choses qu'elle demande quand même, car il détruit tout autour de lui."
 
Grégory Gadebois "Je suis sociétaire de la Comédie Française et j'ai changé de registre avec ce film. Il faut savoir, que je suis collectionneur d'armes et que c'est ce qui m'a attiré au début, même si à la fin du tournage, je ne voulais plus les rendre."
 
Ariel Zeitoun "André Bellaïche dit que "l'on ne naît pas voyou, on le devient, par de petits larcins et on veut toujours plus. Le premier portefeuille que l'on a trouvé plein, nous a donné envie de voler d'autres portefeuilles. S'il n'avait pas été plein, cela aurait eu surement un autre effet sur nous. J'avais été condamné la première fois à 15 mois de prison, et j'ai recommencé.""
 
Matthieu Boujenah "La peur qu'a mon personnage caractérise que ce sont des gens qui ont peur, une peur naturelle. On a travaillé le lien que la bande a entre ses membres, directement sur le plateau. Nous étions toujours ensemble, et tout le temps dans le même délire."
 
Guillaume Viry "Mon personnage, pour toute la bande, montre qu'ils vont au-delà des braquages, il dégage et propage l'envie de vivre. C'est rare de voir cela au cinéma."
 
Ariel Zeitoun "C'est un gang qui s'est construit sur l'enfance, ils se sont retrouvés à l'âge adulte. En général, des profesionnels ne font qu'un coup ensemble. Eux, ils récidivaient, dans le même quartier - qu'ils connaissait bien - c'est pour cela qu'ils ne se faisaient jamais attrapper. De plus, ils partaient même en vacances ensemble. C'est en cela qu'il est le dernier Gang !"
 
Patrick dell'Isola "Avec des mots, on arrive à des transformations physiques. Ce gars que j'interprète, il ne sait pas où il a trouvé ce courage de braquer les banques. Donc, je ne savais pas comme lui où puiser mon énergie, c'était en situation."

Photos et propos recueillis par Gérard Chargé 

 

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